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Poésie

Soirées poétiques… concerts…

 

 

Vendredi 22 novembre 2019 - À 20 h 15, Soirée poétique et musicale

 

Polyphonies corses « Oghje o Mai » 

Et

Lecture d’extraits du dernier recueil de poésies de P. Bernard Jakobiak

Le Jour inattendu
(éditions du Nouvel Athanor, 1er trimestre 2019)

Ce vendredi, Père Bernard Jakobiak (qui fait partie du corps professoral de l’Institut) nous a présenté ce dernier recueil.



Voici un choix de ces poèmes.



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J'attends l'inatendu et je vais accueillir

la flamme du désir dont je saisis la soif

de toujours, à jamais revenue des orages.

J'abrège les déserts.

Le don d'une oasis traverse les tombeaux.

 

J'ai entendu, nommé selon une intuition

dont j'ai reconnu l'aube, le nid et le départ,

l'envolée, plénitude.



Je vais, enraciné, de l’humus à l’éclat
dont s’abreuvent les sources.
Je ressens l’origine et le don qui m’est fait
dans la fragilité d’un corps laissé nu
dont il fallait rejoindre l’invisible, le goût
d’avoir à devenir
patience d’un lointain dont l’appel est à l’œuvre.



L’homme poussière et cri puis soif d’on ne sait quoi,
tout l’homme enseveli, l’évanescent vivant
englouti dans l’aveugle cosmos assourdissant
est l’énergie d’un souffle, le presque rien, l’appel,
l’unique dynamisme
dans l’absence stérile où le refus voudrait
avaler dans l’ennui d’une colère froide,
ce qui existe, espère.

 

L’enfer a confisqué l’homme en son origine,
survivant à la chute
dans son essoufflement. Les temps sont le désir
d’un au-delà, de patiemment œuvrer
pour ne plus en rester à l’immobilité
de créature morte.

Aucun son n’approchait la parole nouvelle
mille fois proposée.
L’éclat unique en fleurs du regard amoureux
avait perçu l’attente, l’annonciation, miracle,
l’avait laissé passer.

Rien n’allait plus mourir, se ternir, s’effacer.

J’ai longtemps regardé l’étoile à la fenêtre.
Le matin s’est levé dans un éclat d’eau neuve.
Un appel attendait.
Une nuit des déserts est devenue l’espace.

Parcourir est possible.



Un homme laissé seul au sommet oublié
recueillait en la braise, une chaleur d’aimer.
La vie en son regard d’été qui va venir,
l’enveloppe et le garde. La naissance impensable
a rompu les barreaux de la cage.
Le large est à portée du regard.

Une respiration venue de l’origine,
pour une traversée abrupte, se prépare.

La pure nudité enveloppée de gloire approche du
royaume
dont la nouveauté d'aube est le baiser perdu que la
tristesse évite.

L'instant d'éternité va traverser les gouffres.

 

 

 

 

Les Soirées du passé !

 

 

 
Samedi 20 avril 2013 à 20 h 15,

« Les Vêpres » de Rachmaninov

Concert par l’ENSEMBLE  LAETA VOCE

Direction : Asta Lemiesle

Piano : François-Noël Kerhuel

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Cet ensemble vocal d'une vingtaine de chanteurs confirmés, bien que non professionnels, a été créé en octobre 2008 et est dirigé par Asta Lemiesle.

Son répertoire s’étend du chant grégorien, des chants de la Renaissance… aux mélodies contemporaines, s’attachant également à faire connaître les cultures de divers pays. Le groupe propose, chaque années un programme de musique sacrée et un programme de musique profane.

Citons parmi les compositeurs inscrits au répertoire : Purcell, Wilbye, Friderici, Poulenc, Fauré, Casals, Rossini, Kodaly, Nystet, Bruckner, Britten, Schubert, Brahms, Tchaïkovski, Pärt, Naujalis, Brundzaite, Moniuszko, Franck, Taverner, Kverno, Odegaard, Mozart, Duruflé, Alain, Poulenc, Rachmaninov, les compositeurs lituaniens Čiurlionis, Brundzaité, Klova.


En 2010, l'ensemble a participé à un des plus grands festivals d'été (Kristupo vasaros festivalis) à Vilnius en Lituanie.

Au printemps 2011, il a présenté une œuvre  peu connue de César Franck, « Les Sept Paroles du Christ sur la Croix ».


2011 fut l’occasion de présenter un programme de musique sacrée : « Alleluia » de Thompson, « Totus tuus » de Gorecki, « Cantate Domino » de Pärt ainsi que de nombreux negro spirituals

Nous avions accueilli l’ensemble Laeta Voce, le dimanche 11 novembre 2012 pour un premier concert qui inscrivait des œuvres de Machuel, Kverno, Tormis, Pärt, Fauré, Thompson, Poulenc, Saint-Saëns, Eben et Lauridsen…

 

 

 

Samedi 17 janvier 2009

Soirée poétique

Bernard Jakobiak a lu les poèmes de l'Anthologie qui lui a été consacrée par les éditions Le Nouvel Athanor.


Lundi 6 décembre 2011

Soirée poétique

« Duo » : Bernard Jakobiak et Étienne Orsini 

«  Autant que Ciel se peut » d’ étienne Orsini

et

«   La Tendresse intacte » de Bernard Jakobiak


Vendredi 29 juin 2012

Soirée poétique et musicale


« Oghje o Mai » Polyphonies corses

et

« Le fardeau des orages »  de Bernard Jakobiak


Ce vendredi 29 juin, Père Bernard Jakobiak nous a présenté son dernier recueil de poésie : Le fardeau des orages. Voici un choix de trois poèmes.

 

Je l'ai cru mille fois

mais cette fois j’émerge.

Je regarde et je vois

la maison détachée des murs

et j’aurai traversé

des milliers de Mer Rouge

jusqu'à voir s'ouvrir

bien des murailles d'eau qui m'ont laissé passer.

Tous mes sanglots demeurent

prêts à me traverser.

Je n'élimine pas la colère

mais je refuse net d'en faire la lumière.

C'est au plus faible en moi que Tu as pu parler.

Les sanglots et les cris

ont brisé la muraille

où j'étais enfermé

et dont je renforçais l'épaisseur et l'acier.



Ah que je voie

Enfin !

non plus les petits chemins

de traverse,

mais la soif

q u’on camoufle,

qu'on étouffe,

surtout si on oublie

sa place indélébile

sous les doigts du drogué qui tremble,

dans les yeux perclus de l'ivrogne,

dans les éclats

des bruits

et des lumières

quand on s'enivre en foule

des cris et des rythmes

de révolte.

«Père, pardonne-leur. .. »

La vie reprend depuis, appelle, va mûrir.

L'amour quoi qu'il en soit, chemine.



Tendresse de tendresse,

la fiancée, l'épouse

dans le temps de l'usure, traverse les déserts,

donne un sens à la pluie

sur les mains, dans les yeux.

Tous les pieds qui remuent s'en vont fouler le sable

avant de transformer

les fleurs en un ruisseau

de pas transfigurés.

Les crépuscules hantés

de regrets et d'épines

s'épuisent, vont rejoindre

les mouvements des ailes,

murmure du torrent

pacifié, à l'écoute

de la source avant l'or des étoiles et du vin.



Extrait de « Le Fardeau des orages », de Bernard Jakobiak.


Éditions le Nouvel Athanor, mai  2012, 14 €.