Centre d'études et de recherches Kovalesky en sciences philosophiques et théologiques

le concile de nicée

Le Concile de Nicée

Icône copte du XVIIème siècle



Dans le cadre de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Denys, et en prévision de l’école doctorale que nous pourrons créer, quand les circonstances s’y prêteront, nous avons mis en place le 27 Juin 2008, une structure appelée à regrouper toutes les activités de recherche de l’Institut dans les domaines de la philosophie et de la théologie, c’est le


« Centre d’études et de recherches KOVALEVSKY

en sciences philosophiques et théologiques».


Cette structure est un développement interne à notre école qui nous permet de mettre en synergie les travaux et activités poursuivis par d’autres unités de recherche universitaires sur des thèmes identiques ou apparentés, comme nous avons pu le faire sur le thème de la bioéthique en 2009, lors de la consultation nationale. Les interrogations permanentes sur la société, et ses rapports avec les philosophies et les religions, occidentales et orientales ; les réflexions sur la pertinence et le sens des diverses quêtes individuelles et collectives ; et ce qu’on pourrait globalement appeler toutes les questions anthropologiques ne peuvent rester encloses dans les étroites limites d’une seule maison, fût-elle celle qui nous est la plus chère : l’orthodoxie.


Prennent naturellement place aussi dans cet organe des conférences dont le centre de gravité s’articule autour des neuro-sciences, de l’humanisme, de la laïcité, de l’éthique, de l’hédonisme, des cultures anciennes aux contenus fondateurs de civilisations comme l’Egypte ou la Grèce, mais aussi la comparaison entre les approches scientifiques des mathématiques, ou le pragmatisme anglo-saxon et le concept de religion. Les sujets ne manquent pas, certains déjà traités et d’autres bientôt programmés, qui fécondent la pensée de ceux que passionnent l’aventure humaine et ses péripéties avec ou sans Dieu, dans une démarche spirituelle ouverte à la Parole divine.



Olivier Guillot


guillot

Olivier Guillot, agrégé de droit, est professeur émérite de l'université Paris-Sorbonne en laquelle il a occupé pendant vingt ans la chaire d'Histoire des institutions du Moyen Âge. Auteur d'une thèse d'état sur le comte d'Anjou au XIe siècle, il a notamment publié, avec Yves Sassier et Albert Rigaudière, Pouvoirs et institutions dans la France médiévale.

 

La lettre sur les martyrs de Lyon

 

La lettre sur les martyrs de Lyon écrite vers l’an 178 est une mine pour apercevoir la sainteté des origines de l’Église et la variété des comportements et des situations dans la société du temps, entre :

les groupes de païens,

les chrétiens restés vivre dans le siècle,

les « confesseurs » qui, harcelés en raison de leur foi par le pouvoir impérial, demeurent fidèles au Christ et sont incarcérés,

et les « tombés », qui, harcelés de même pour leur foi, ont abjuré, mais sont quand même incarcérés.

 

 

Le Professeur Olivier Guillot situera ces évènements dans le cadre du développement de la société gallo-romaine de ce temps, avant d’engager une discussion avec les participants, qui pourront au préalable se procurer – sur simple demande au secrétariat de l’Institut (tél :   06   89   32   25   38   –   courriel :   institut.saintdenys@club-internet.fr)  le   texte dactylographié d’une de ses conférences sur ce sujet.

 

 

Entrée libre – participation libre aux frais




Saint Pothin, sainte Blandine et leurs compagnons martyrs à Lyon

 

Le martyre de sainte Blandine (en 177) livrée aux lions, et des autres chrétiens de Lyon et de Vienne, fut décrit par des témoins oculaires qui écrivirent une Lettre à l'Église de Phrygie et d'Asie. Celle-ci fut retranscrite par Eusèbe (265-340) dans son histoire ecclésiastique.

 

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l'Asie, avait été formé à l'école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.

 

Après avoir gagné un grand nombre d'âmes à Jésus-Christ, Pothin fut arrêté à Lyon sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme ; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens : "Vous le connaîtrez si vous en êtes digne", répondit l'évêque. À ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui ; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, avec de nombreux chrétiens dont sainte Blandine. Là, il expira peu après, roué de coups.

 

Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l'histoire de l'Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d'os et de membres broyés et de chairs calcinées

; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition ; à toutes les interrogations il répondait : "Je suis chrétien!" Ce titre était tout pour lui ; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l'amphithéâtre.

 

Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre ; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces.

 

Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices.

 

Attale, pendant qu'on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement: "Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c'est vous ; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal." On lui demanda comment S'appelait Dieu : "Dieu, dit-il, n'a pas de nom comme nous autres mortels."

 

Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l'esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères ; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l'avaient devancé. Blandine, torturée sans relâche, se contenta de dire à ses bourreaux que les chrétiens ne faisaient aucun mal. Elle exhortait ses compagnons à garder leur foi malgré les supplices. Ils l'entendaient prier à haute voix. Il leur semblait voir, en regardant leur sœur, Celui qui a été crucifié pour nous. Celui qui souffre pour le Dieu vivant ne fait qu'un avec le Christ. Aucune bête n'attaqua Blandine. À la fin de la journée on la remit en prison.

 

Elle fut finalement mise dans un filet et jetée à un taureau sauvage. Blandine fut bien des fois projetée en l'air par les cornes de l'animal, mais on aurait dit qu'elle ne se rendait compte de rien. Elle ne pensait qu'à Jésus-Christ. N'étant toujours pas morte, les Romains décidèrent de l'achever à l'épée. Les païens eux-mêmes reconnaissaient que jamais une femme n'avait enduré de telles souffrances.


Olivier Guillot


saint-martin

Olivier Guillot, agrégé de droit, est professeur émérite de l'université Paris-Sorbonne en laquelle il a occupé pendant vingt ans la chaire d'Histoire des institutions du Moyen Âge. Auteur d'une thèse d'état sur le comte d'Anjou au XIe siècle, il a notamment publié, avec Yves Sassier et Albert Rigaudière, Pouvoirs et institutions dans la France médiévale.

 

Saint Martin, apôtre des pauvres

 

Au-delà de la mémoire, somme toute discrète (noms de familles, noms de villages et de paroisses), que notre temps garde de saint Martin, le personnage a eu un impact si profond sur l'Église, la société, les empereurs et les rois dès le temps où il a vécu, et après sa mort pendant de très nombreux siècles, que saint Martin représente pour nos esprits modernes une sorte d'énigme. Autant que l'on puisse se représenter en Occident la foi chrétienne et ses impacts au moins du IVe au IXe siècle, et même jusqu'à l'époque moderne, il est bien vrai que saint Martin a eu une importance extraordinaire. Ce n'est probablement pas par hasard s'il est aujourd'hui l'un des grands saints les moins bien connus du public : ce qu'il a apporté en son temps et aux siècles qui ont suivi est un message et un modèle qui expriment tout le contraire des idées que l'on a aujourd'hui le plus couramment sur la relation entre l'Occident d'autrefois et l'Église, où, en large part, la richesse imputée à l'Église et à ses ministres a pesé sur son message. Or Martin, même devenu évêque, est resté rivé à l'exigence personnelle de pauvreté. C'est cela même, avant tout, qui lui a valu, au bout du siècle qui a suivi sa mort, d'amener finalement une large part de l'épiscopat des Gaules à le donner implicitement en exemple en demandant en principe à chaque évêque de vivre comme un pauvre.




Au cours de ces dernières années ont été accueillis, en soirée ou lors de week-ends de rencontre :



Mardi 25 novembre 2008

Christophe HABAS, Docteur ès sciences de l’Université Française

« Neurosciences et questions éthiques »


Samedi 17 janvier 2009

Bernard BESRET, Docteur en théologie, Université Romaine (Vatican)

«  La laïcité en France et en Europe ».


Mardi 31 mars 2009

Gérard CALMELET, Collaborateur du Docteur ALBRAND (commissaire du Gouvernement auprès de l'Assemblée Nationale et du Sénat pour la bioéthique et la recherche médicale)

« La dignité de l’homme  et  les soins palliatifs »


godin

Dimanche 18 octobre 2009

André GODIN, Docteur ès lettres, Université française (EHESS), Professeur honoraire à la Sorbonne

« Erasme et l’humanisme »


Dimanche 17 janvier 2010,

Olivier CABON

« Utopie et l’équilibre du monde. L’Egypte »


Jeudi 22 avril 2010

Jean-Michel KANTOR , mathématicien, enseignant à l’université de Paris Diderot

« Le mathématiques russes et françaises. Deux concepts de recherche »


Dimanche 10 octobre 2010,

Monseigneur Germain, évêque de Saint-Denis et Recteur de l’Institut

« Place de la révélation dans notre vie quotidienne »


Mercredi 1er février 2012

André Godin

Christian BANGE

« Les Pères de l’Église et la science grecque »


Mercredi 14  février 2012

Christophe HABAS, Docteur ès sciences de l’Université Française

« Les origines de la vie sur terre »


Mercredi 7 mars 2012

Jean-Louis Guillaud

« Genèse de l’Église orthodoxe »


Mercredi 21 mars 2012

Jean-Louis Guillaud

« Genèse de l’Église orthodoxe – suite »